Personnes sans service d’eau potable géré en toute sécurité en 2024. OMS/UNICEF, publication 2025.
[1]Part de l’agriculture dans les prélèvements mondiaux d’eau douce. Rapport ONU, objectif 6, 2026.
[2]Écart entre besoins et financements disponibles pour les objectifs nationaux dans 20 pays déclarants de GLAAS.
[3]L’eau soutient la santé, la sécurité alimentaire, la production et la vie collective. Lorsque les services ne sont pas fiables, les conséquences touchent aussi bien l’éducation des enfants que la continuité des entreprises. Le défi mondial de l’eau dépasse donc l’environnement : il concerne l’égalité des chances, la résilience et le développement à long terme.
Chez IBL Finance, nous considérons ce défi comme une composante importante de notre responsabilité sociale. Nous privilégions la sensibilisation fondée sur les connaissances, l’utilisation responsable des ressources et les projets réalisables. Notre perspective financière commence par une question concrète : une solution peut-elle atteindre aujourd’hui les populations qui en ont besoin et fonctionner durablement demain ?
Derrière les chiffres, la vie quotidienne
Selon les estimations OMS/UNICEF pour 2024, 2,1 milliards de personnes ne disposaient pas d’eau potable gérée en toute sécurité et 3,4 milliards d’un assainissement géré en toute sécurité. L’eau potable ainsi définie est accessible sur place, disponible au moment nécessaire et exempte de contamination.
Ces indicateurs invitent à considérer la qualité du service autant que l’existence d’une infrastructure. Installer un point d’eau est un premier pas important ; entretien, surveillance de la qualité, accessibilité et continuité font aussi partie de la solution. IBL examine l’utilité sociale dans cette perspective d’ensemble.
Pénurie d’eau et accès sûr sont des enjeux distincts
La présence d’eau dans une région ne garantit pas un service fiable pour tous. Traitement, distribution, exploitation et conditions d’accès comptent autant que la protection de la ressource. La variabilité climatique et la sécheresse peuvent révéler des fragilités existantes. Les réponses doivent donc tenir compte du bassin et des communautés locales.
Le bilan 2026 de l’ONU pour l’objectif 6 attribue à l’agriculture 72 % des prélèvements mondiaux d’eau douce. Il ne s’agit pas d’une part de la consommation domestique. Irrigation efficiente, réutilisation industrielle adaptée et réduction des pertes de réseau peuvent contribuer à différentes échelles. Chaque mesure doit être évaluée au regard de la qualité de l’eau et des écosystèmes.
La priorité d’IBL : de la sensibilisation à la réalisation
Dans notre conception de la responsabilité sociale, l’eau est étroitement liée à la dignité humaine et aux conditions de vie des générations futures. Nous accordons de l’importance à une information fiable, à la compréhension des dépendances des entreprises et aux idées répondant à des besoins concrets. Nous évaluons la contribution sociale selon sa capacité à produire un bénéfice durable, au-delà de la visibilité d’un événement.
Nos priorités sont de développer le partage des connaissances sur la préservation et l’usage responsable, d’examiner des idées répondant à un besoin collectif défini et d’identifier les contributions possibles à la préparation financière de projets adaptés. Expertise locale, institutions publiques, société civile et bénéficiaires doivent se compléter. Le périmètre, les responsabilités et les ressources de chaque collaboration potentielle restent à préciser séparément.
Financer signifie aller au-delà du coût de construction
Les résultats GLAAS publiés par l’OMS en janvier 2026 font état, dans 20 pays déclarants, d’un déficit de 46 % entre les besoins et les financements disponibles pour les objectifs nationaux. Ce résultat concerne ce groupe de pays et ne constitue pas une estimation unique du déficit mondial.
Pour IBL, ce constat souligne l’importance de la phase d’exploitation. Énergie, entretien, personnel, suivi et renouvellement doivent être planifiés avec l’investissement initial. La continuité des recettes ou des soutiens, l’accessibilité tarifaire et les scénarios défavorables donnent ensemble une base plus réaliste au projet.
Un modèle financier convaincant ne suffit pas. L’adéquation technique, les capacités locales et l’intérêt public nécessitent l’analyse des spécialistes concernés. La préparation financière doit rendre ces questions visibles et permettre un débat éclairé.
Les questions à poser à un projet d’eau
Une évaluation responsable explique le fonctionnement prévu autant que l’intention. Les questions qui guident l’approche d’IBL comprennent :
- À quel besoin et à quelle communauté la solution répond-elle ?
- Comment mesurer les usages, la qualité et l’accès actuels ?
- Qui assurera l’exploitation, l’entretien et le renouvellement ?
- Comment couvrir durablement le financement et le coût du service ?
- Par rapport à quelle situation initiale suivre les économies ou les améliorations ?
- Comment intégrer les impacts environnementaux, la participation locale et la transparence des résultats ?
Créer une valeur durable pour une ressource commune
Une contribution utile repose sur des besoins clairement définis et des résultats vérifiables. Réduire les pertes, fiabiliser le service ou améliorer les pratiques demande une situation de référence et un plan de mise en œuvre durable.
IBL Finance place la protection de l’eau et l’accès sûr parmi les sujets centraux de sa responsabilité sociale. Nous défendons une démarche qui partage les connaissances, écoute les besoins locaux et rapproche viabilité financière et utilité collective. Prendre soin de l’eau, c’est prendre soin de notre avenir commun.
Sources et précisions méthodologiques
- UNICEF / OMS — Données des ménages sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène, 2000–2024 ; août 2025
- Nations Unies — Rapport 2026 sur les objectifs de développement durable, objectif 6
- OMS / UN-Water GLAAS — Résultats du bilan mondial 2025 ; 26 janvier 2026
Publié le 1er octobre 2026. Les indicateurs portent sur des périodes et des périmètres différents ; les pourcentages ne concernent pas le même échantillon. Cet article présente l’approche de responsabilité sociale d’IBL et ses priorités d’évaluation. Il n’annonce ni projet de terrain achevé, ni montant de don, ni partenariat formel.
